le 18ème printemps
15 févr. 2020et voilà, ça y est, métamorphose.
☆ ☆ ☆ ☆
je crois que j'aurais aimé rester une petite chose, toute petite, qu'on a peur de brusquer, peur de déchirer, d'ébrécher...
mais on me parle sans filtre,
on m'aborde sans remords, sans se douter de l'empreinte que les mots jetés comme ça laissent à l'intérieur de moi...
est-ce que à 18 ans on a encore droit d'être vulnérable, de ne pas savoir, de tomber des fois ? de ne pas être capable de supporter attentes, pression et devoirs d'adulte que la société nous envoie par petites touches; bien choisies et mesurées dans une vie?
alors non. moi non.
j'ai décidé de rester une petite chose quand même, qui ramasse des pâquerettes au printemps, des feuilles en automne, qui joue à Mario Kart le samedi soir dans son lit et qui dessine des petits bonshommes dans ses carnets seulement avec des couleurs primaires ...
oui voilà, c'est moi, même au bout du 18ème printemps.

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